Priorités identitaires

 

 

Les Priorités Identitaires des États-Unis d’Afrique Subsaharienne (EUAS) s’inscrivent au travers d’incarnations vivantes de l’antériorité des civilisations africaines relevant d’une part l’innocence d’un enfant de Kemet* soit le onzième pharaon de la XVIIIe dynastie dit Tout-Ânkh-Imen Héqa-Iounou-Shemaou dit Toutankhamon au travers du Masque funéraire en Or ; et d’autres part du symbolisme combatif libertaire & victorieux des chefs des Noirs insurgés de Saint-Domingue (actuelle République d’Haïti) que sont Dominique Toussaint Louverture & Jean-Jacques Dessalines cités ci-dessous. 

Les raisons ?

  • Toutankhamon : Le pharaon/-onne qui sommeille en chaque africains/-aines, et ce de face comme de dos, sachant que l’homme & la femme noire sont tous deux issus — de manière direct voire indirecte — des grands traits du rayonnement de l’Égypte antique, soit la plus grande civilisation que l’humanité ait connue. (Voir photo-image tableau masque funéraire or de Tout-Ânkh-Imen Héqa-Iounou-Shemaou)
  • Toussaint Louverture & Jean-Jacques Dessalines : Le libérateur/-rice noir/-re qui s’évertue à la tâche journalière, puis s’exécute à la transmission du prochain/de la prochaine, sachant qu’Haïti demeure la seule nation africaine hors du continent africain sortit victorieuse de l’agression hors-humaniste généralisée que fut l’esclavagisme occidentale à l’égard du monde noir. (Voir photos-images tableaux portraits militaires de Louverture & Dessalines)

[*Kemet : « La terre noire »] 

n°1- TOUT-ANKH-IMEN HEQA-IOUNOU-SHEMAOU

Tout-Ânkh-Imen Héqa-Iounou-Shemaou, père fondateur civilisationnel des États-Unis d’Afrique Subsaharienne.

n°2-TOUTANKHAMON

Toutânkhamon
(v.-1345 – v.-1327)

Toutânkhamon (né vers -1345, mort vers -1327) est le onzième pharaon de la XVIIIe dynastie (Nouvel Empire). Selon les dernières études génétiques, il est le fils d’Akhenaton et de la propre sœur de ce dernier, dont l’identité est inconnue, mais désignée comme Younger Lady, dont la momie est répertoriée KV35YL. Manéthon l’appelle Chebres. 

On ne sait pas pourquoi ce n’est pas lui qui succède directement à son père. Peut-être est-ce à cause de son trop jeune âge à l’époque, environ neuf ans (on trouve aussi cinq ou six ans), dans une période de troubles, de remise en question des religions, de bouleversement des valeurs traditionnelles et de risque de guerre avec les Hittites. Il règne jusqu’à l’âge de dix-huit ou dix-neuf ans (certains spécialistes, comme Marc Gabolde et Edward Frank Wente, disent vingt ans). Son règne est situé entre les années -1336 / -1335 et -1327.

De son temps, Toutânkhamon n’était pas considéré comme un grand pharaon, en raison de son court règne.  Il doit sa célébrité à la découverte de sa sépulture par l’archéologue britannique Howard Carter le 4 novembre 1922 et au fabuleux trésor qu’elle recèle. La notoriété de la découverte augmenta grâce à une légende reprise par la presse de l’époque et faisant état d’une malédiction du pharaon.

Toussaint Louverture (à gauche)/ Jean-Jacques Dessalines (à droite), pères fondateurs libertaires des États-Unis d’Afrique Subsaharienne.

n°4- TOUSSAINT LOUVERTURE

Toussaint Louverture
(1743-1803)

François-Dominique Toussaint Louverture, à l’origine Toussaint de Bréda, né vers 1743 près du Cap-Français (actuel Cap-Haïtien), et mort en captivité le 7 avril 1803 à La Cluse-et-Mijoux, dans le département du Doubs, en France, est un général et homme politique francohaïtien d’origine afro-caribéenne

Descendant d’esclaves noirs, lui-même affranchi, il devient propriétaire d’esclaves, et possédera même plusieurs plantations. Il joue un rôle historique de premier plan pendant la Révolution haïtienne (1791-1802) et devient l’une des grandes figures des mouvements d’émancipation des colonies par rapport à leur métropole. Arrêté et emmené en France, Toussaint Louverture finit ses jours en 1803, incarcéré en isolement au fort de Joux, dans le rude climat du Doubs, sans avoir pu connaître la proclamation d’indépendance d’Haïti le 1er janvier 1804 par son ancien esclave, devenu son lieutenant, Jean-Jacques Dessalines

S’agissant de l’abolitionnisme et de l’émancipation personnelle des Noirs, son action semble avoir été quelque peu mythifiée. Parmi les travaux les plus récents, certains historiens font apparaître par leurs recherches, les aspects contradictoires du personnage, lequel exploita des plantations esclavagistes, ne rechercha pas toujours la libération effective des travailleurs noirs, et fut adepte d’un pouvoir pour le moins autoritaire (Constitution de Saint-Domingue de 1801). 

Toussaint Louverture reste néanmoins une figure incontournable de la Révolution haïtienne, laquelle aboutit à l’indépendance de toute l’île de Saint-Domingue. Sa captivité par Napoléon et sa mort achèveront de le transformer en héros, dont la légende dépasse parfois la réalité. 

n°5- JEAN-JACQUES DESSALINES

Jean-Jacques Dessalines
(1758-1806)

Jean-Jacques Dessalines, également connu sous le nom de Jacques Ier, né le 20 septembre 1758, sur l’habitation Vye Kay (à Grande-Rivière-du-Nord) et mort assassiné le 17 octobre 1806 à Pont-Rouge, est un militaire et chef d’État haïtien

Sous la Révolution française, il est officier de l’armée française et participe aux affrontements contre les Espagnols et les Britanniques. 

Durant la révolution haïtienne, lieutenant-général au service de Toussaint Louverture, il mène contre les colonisateurs français de nombreux combats, dont la bataille de la Crête-à-Pierrot en mars 1802, lors de laquelle il galvanise ses soldats avec sa fameuse déclaration « Que ceux qui veulent rester esclaves des Français sortent du fort, que ceux, au contraire, qui veulent mourir en hommes libres se rangent autour de moi ». 

Dessalines devient meneur de la révolution en juin 1802, à la suite de la trahison et la capture de Toussaint Louverture, auxquelles il prend part. Après s’être allié quelques mois avec elles, Dessalines abandonne les forces françaises en octobre 1802 et met en place une résistance farouche au général Leclerc, qui meurt des suites de la fièvre jaune, le général de Rochambeau lui succédant et étant battu par Dessalines à la bataille de Vertières, en novembre 1803. 

Il proclame l’indépendance d’Haïti le 1er janvier 1804 et s’auto-proclame par la suite « gouverneur-général à vie ». Au pouvoir, il ordonne notamment le massacre des colons français, entraînant la mort de 3 000 à 5 000 personnes, y compris femmes et enfants, entre février et avril 1804. Malgré l’épuration ethnique qu’il organise, quelques déserteurs survivants polonais restent dans l’île, la Constitution promulguée par Dessalines leur octroyant la nationalité haïtienne. 

En septembre 1804, il est proclamé empereur d’Haïti par les généraux de l’armée, sous le nom de Jacques Ier. Il établit alors un empire autoritaire, héréditaire et de conviction catholique, avec le français comme langue officielle (même si une grande partie de la population ne parle que le créole). Il distribue les meilleures terres des colons français expulsés ou tués à ses officiers, créant ainsi une noblesse haïtienne, tandis que la Constitution du 20 mai 1805 interdit la propriété privée aux personnes blanches sauf à celles naturalisées par le gouvernement. Pour remettre en marche l’économie, il édicte les travaux forcés pour les cultivateurs, avec un règlement plus dur que celui de Louverture, la condition de ceux-ci étant à peine moins mauvaise qu’à l’époque de l’esclavage colonial français. 

Contesté par certains officiers de l’armée, Dessalines est assassiné à la suite d’une conspiration, laissant ainsi le pouvoir à ses assassins, qui abolissent l’empire et chassent du pays la famille Dessalines

Il est considéré comme le « père fondateur d’Haïti » ; en 1903, il voit son nom donné à l’hymne national haïtien, La Dessalinienne, écrite par Justin Lhérisson.